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"Figaret & Moi", par Frédéric Beigbeder

"Figaret & Moi", par Frédéric Beigbeder

"Je portais des chemises Figaret bien avant notre président. Ce n’est pas un hasard si Alain Figaret a créé sa marque en 1968 à Biarritz. Son style a toujours su concilier la libération sexuelle avec le surf sur la vague. Et moi c’est ce que je recherche quand je m’habille : un mélange d’équilibre et d’inconséquence.


Je n’arrive pas à croire que cette marque fête déjà ses cinquante ans.
Le prénom du créateur a disparu mais son idée a survécu : faire simple, chic, se vêtir calmement, en sécurité, d’une chemise intemporelle et indémodable.


C’est quoi un classique ? J’ai exigé de la popeline qu’on a envie de caresser et surtout une coupe pas trop près du corps pour pouvoir m’asseoir après le dîner sans être boudiné.
Et ce fameux tissu « intachable », capable de résister même au vin espagnol ! C’est aussi cela, le réalisme basque.


J’ai choisi cinq cols de chemise pour l’anniversaire « Edition 68 » :


le col Figaret bien sûr, signature de la marque, un col français ni trop petit ni trop long, juste comme il faut, sans prise de tête ; le col long, plus dandy, que je recommande de porter avec une grosse cravate en tricot à la Jean d’O ; le col Napoli, un italien plus écarté, synonyme de nonchalance énervante, pour frimer, chemise ouverte, dans les stations balnéaires ; le col droit, pour les intellos de gauche, un genre de Mao occidentalisé (si on fête 1968 on est bien obligé) ; et enfin le col rond, celui qui arrondit les angles, moins arrogant, tout en douceur, rassurant en ces temps de stress et de doute sur l’avenir de l’humanité.


Je sais ce que vous allez me dire : mes choix ne sont pas très originaux. C’est voulu, j’assume : en matière vestimentaire, je n’ai pas le goût du risque. Quand je vois les collections capsule de certaines personnalités – je ne citerai pas de noms – franchement, je trouve que vous l’avez échappé belle !”


 

Découvrir l'Edition 68