La collaboration
"pas du tout au bout du rouleau"...

Nous sommes heureux de vous présenter notre capsule imaginée avec le compte instagram @Couturfu.


Avec ses punchlines incisives qui collent à l’actualité et aux sautes d’humeur du microcosme de la mode, le compte Instagram @couturfu détourne les images et campagnes mode en y apposant avec malice des légendes délicieusement ironiques.

“L’humour est évidemment une forme d’élégance. Et puis détourner, désacraliser nos chemises, c’est d’une certaine manière les consacrer comme icones ”. — Eléonore Baudry, Présidente de la Maison Figaret

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@Couturfu a puisé ses inspirations dans "l'enfer de l'open-space"

“ La vie de bureau est pour moi une source d’inspiration inépuisable, un pilier fondateur de l’esprit @couturfu. La chemise blanche en est l’ultime symbole, c’est donc par cet archétype du vestiaire professionnel que tout a commencé. ” — @couturfu.

Pour cette collaboration inédite, le choix s’est dans un premier temps porté sur la chemise blanche en popeline.
Puis, au fil des échanges les idées se sont multipliées et l'envie commune d'enrichir la collection s'est imposée.

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Quelle est la philosophie de @couturfu ? 

@couturfu est un compte Instagram parodique qui transforme des images de mode en mèmes, abordant les préoccupations contemporaines cruciales que sont l’apéro et le découvert autorisé. Ma philosophie de vie réside logiquement dans le précepte « Ne jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire la semaine prochaine ». 

Pourquoi avoir accepté de collaborer avec la Maison Figaret ? 

C’est tout ce qui nous séparait sur le papier qui a d’abord attisé ma curiosité. J’aime vraiment l’idée de décloisonner les univers et les communautés. Figaret est dans mon imaginaire indissociable de la chemise blanche, qui représente pour moi l’ultime symbole de la vie de bureau. C’est donc par le prisme de cet archétype du vestiaire professionnel que j’ai abordé cette mini-collection : comme une page (en popeline) blanche sur laquelle exprimer fièrement ce que l’on pense tout bas.

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D’où vous vient cette envie de déceler ce qui peut amuser dans le milieu de la mode ? 

La mode excelle déjà elle-même dans l’exercice du grand écart. Tout y est à la fois grave et léger, vital et éphémère, sublime et étrange. J’ai instinctivement eu envie de réconcilier l’ambivalence de toute une industrie par le biais de mèmes aux références quotidiennes et implacables. La mode a bien des devoirs et faire (sou)rire est pour moi le plus nécessaire.

Pourquoi avoir puisé vos inspirations dans « l’enfer de l’open-space » lorsqu’il s’agissait d’associer Figaret et Couturfu ? 

J’ai naturellement eu envie d’unir nos forces et nos points forts, faire de cette union atypique un vrai mariage d’amour. Ensemble nous avons donc imaginé un trousseau des temps modernes, taillé sur-mesure pour affronter (et relativiser) le monde professionnel d’après, celui des visioconférences à rallonge et des deadlines manquées. Quand je suis au bout du rouleau… mais que ça me va bien !

Ne croyez-vous pas que accessibilité et humour rendent les marques moins désirables ?

Je parlerais moins d’accessibilité que d’authenticité, dont l’empathie et la sincérité sont la marque. C’est aussi là que se niche la recette d’une blague réussie : on ne rit jamais « aux dépens de », mais avec les autres. La frivolité est le luxe de celles et ceux qui se soucient peu du ridicule, et c’est en cela que couture et humour forment l’ultime combo du turfu.

Pensez-vous que votre savant mélange (toujours bienveillant) de sarcasme et d’absurdité, pousse peu à peu le milieu de la mode à se dérider ?

Le sarcasme et l’autodérision sont ainsi devenus une manière de se distinguer dans tous les sens du terme. Les marques maîtrisent désormais leur communication grâce aux réseaux sociaux – se muant parfois en médias à part entière. Cela implique de nouvelles responsabilités telles que l’écoute et l’empathie. Je répète souvent n’avoir rien inventé : @couturfu met seulement le doigt sur les petits maux du monde moderne en retournant le miroir sur une industrie à qui l’on peut parfois reprocher d’être hors-sol.

Le succès de votre compte instagram a été fulgurant, quel recul portez-vous sur ces dernières années ?

Je reste la première épatée par l’envergure que prend le compte, né d’une vaste blague entre potes sur un coin de bar. Ne connaissant le milieu de la mode que d’assez loin, j’ai eu le plaisir et le privilège de rencontrer des personnalités géniales et généreuses, aussi visionnaires qu’attachantes. Je tiens à ce que @couturfu garde sa liberté et son authenticité, c’est pourquoi je ne cours pas après les collaborations. Je privilégie mon plaisir et la sincérité de la démarche, qu’il s’agisse de mon Manuel de Survie à la Mode publié en 2021 ou de cette capsule inédite imaginée pour Figaret.

Enfin, par curiosité, Avez-vous déjà reçu des critiques de la part de maisons de mode quant à l’utilisation et au détournement humoristique de leurs images ?

Jamais, par chance ! Je m’efforce de n’égratigner ni le vêtement ni la créativité d’un designer car ce n’est pas véritablement le propos de cet espace. Ce que pique doucement mon compte sont davantage l’absurdité d’une mise en scène, l’exagération d’une pose ou d’une expression. Aujourd’hui c’est même l’inverse qui se produit : certaines marques m’envoient leurs campagnes en avant-première…